La pollution textile

La pollution textile

La pollution textile

Afin d'assimiler tout l'enjeu d'une consommation éthique, il nous a semblé important de détailler quels composants peuvent jouer un rôle polluant que ce soit dans le textile même ou lors du cycle de production.

Pour cela, on différenciera les dangers ou difficultés pour introduire au mieux les solutions qui leur correspondront !

Selon l'Agence internationale de l'énergie, l’industrie textile rejette au total plus de 1,2 milliard de tonnes de CO2 chaque année (un chiffre plus important que les vols internationaux et le trafic maritime confondus). Elle est donc la deuxième industrie la plus polluante au monde !
Par l'utilisation de 20 000 produits chimiques, dont beaucoup sont à tendance cancérigènes, les usines textiles génèrent un cinquième de la pollution industrielle mondiale de l'eau
A titre d'exemple, les usines textiles chinoises produisent à elles seules environ trois milliards de tonnes de suie chaque année en brûlant du charbon pour produire de l'énergie. Engendrant ainsi une pollution de l'air fortement liée aux maladies respiratoires et cardiaques ...

 La pollution produite par l'industrie textile a un impact énorme sur la planète : les vêtements étant probablement les articles les plus courants achetés de nos jours, le nombre d'achats moyen qu'un individu effectue a considérablement augmenté ces dernières années.
On peut également penser au fait que la plupart des usines textiles les plus utilisées sont implantées dans des pays en développement dans lesquels les gouvernements ne peuvent suivre le rythme de l'empreinte de pollution massive de l'industrie.

 Le fléau de la fast-fashion 

Le rythme continu de la mise à disposition de nouvelles pièces à des prix très bas généré par la fast-fashion a conduit à un gaspillage énorme n'étant tout simplement pas nécessaire. Effectivement, un vêtement acheté à un coût très faible est souvent accompagné d'une mauvaise qualité, promettant donc un cycle de vie d'une courte durée. 
À cela s'ajoute la faible rémunération à laquelle les employés d'usines ont le droit, accroissant encore plus les inégalités. 

Mais le sujet d'aujourd'hui se concentre sur un point majeur de ces surproduction et surconsommation : la pollution. Quelle soit la conséquence de la quantité bien trop importante par rapport au besoin que l'on a réellement en termes de vêtements ou qu'elle soit liée aux composants textiles, l'industrie est aujourd'hui la deuxième plus polluante au monde (derrière l'industrie pétrolière) !

 Les matières non éco-responsables les plus récurrentes 

Si elles ne sont pas chimiques dans leur composition, les matières chimiques le sont aussi de par des procédés extrêmement polluants.

  • Polyamide
    Les polyamides, matières synthétiques sont des plastiques issus de l’industrie chimique, composés d’houille ou de pétrole. Ce sont des polymères (se dit d'une grosse molécule formée par l'enchaînement de monomères (se dit d'un composé constitué de molécules simples)) obtenus par condensation, qui sont ensuite refroidis et étirés grâce à un courant d’air froid. Il existe plusieurs polyamides dont la plus connue est le nylon !
    Les polyamides sont très loin d'être écologiques : production polluante, énergivore et nécessitant une énorme quantité d’eau.
    Non biodégradables, elles libèrent aux lavages des microparticules de plastiques trop fins pour être filtrées, qui se retrouvent dans les fonds marins et perturbent l'écosystème.
    Astuce : laver les vêtements contenant du polyamide dans des sacs de lavage permet de limiter la diffusion de ces particules toxiques. 

  • Polyester
    Le polyester est une fibre synthétique composée de pétrole. On la retrouve souvent puisqu'elle est la plus vieille fibre synthétique. Née dans les années 40, elle est depuis utilisée massivement et déraisonnablement. Ubiquiste dans l’industrie de la mode, le polyester représente 70% des fibres textiles synthétiques présentes dans les vêtements.
    On décompte environ 42 millions de tonnes de polyester produites chaque année !
    Fibre non réutilisable, elle constitue un vrai danger pour l'écosystème et la vie de l'Homme. 
    De plus, chaque lavage d'un vêtement à base de polyester à l'aide d'une machine libère des microparticules plastiques. Ces microparticules sont trop petites pour être filtrées et se retrouvent ainsi dans l’océan.

  • Viscose
    La viscose est une matière textile produite à base de matières végétales comme la pulpe de bois usant d'un procédé de fabrication artificiel. Elle est notamment issue de matériaux végétaux comme le coton, le bambou ou encore l'eucalyptus. Seulement, la transformation chimique dénature la matière et se trouve très polluante. Pourquoi ? La récolte des matières végétales qui composent la viscose utilise énormément de pesticides et insecticides.
    Pensée comme écoresponsable, la viscose n'est ni naturelle, ni synthétique. Pour mieux comprendre : c'est une fibre naturelle transformée chimiquement.

 Les solutions 

  • Dans un premier temps, pour remédier à l'utilisation des polyamides comme le nylon, peu de solutions existent, mais il y en a au moins une : l'Econyl. 
    Fibre de nylon 100 % recyclée et recyclable, elle est d'ailleurs produite avec des déchets plastiques collectés (que ce soit dans les océans ou dans les déchéteries) ! C'est sur l'initiative d'Aquafil que l'Econyl a pu voir le jour.
    En termes de résultats, l'Econyl serait capable de diminuer d'environ 80 % l'impact que le polyamide aurait.

  • La meilleure solution est de remplacer le polyester par l'utilisation de fibres naturelles comme la soie ou encore la laine. Ce sont effectivement des matières destinées à durer plus longtemps et qui ont la capacité de respirer (à l'inverse du polyester).
    Nous avons consciemment écarter le polyester recyclé de cette liste puisque la matière présente autant d'avantages que d'inconvénients. 
    En effet, même s'il est plus écologique que son homonyme, il est difficilement recyclable et nécessite énormément d'énergies lors de sa conception. 

  • Concernant la viscose, il existe plusieurs matières remplaçantes et écologiques.
    La première que l'on va citer : le Lyocell (matière connu sous son nom déposé par son créateur Lenzing : Tencel).
    Utilisant un processus de production beaucoup plus écoresponsable que la viscose, elle représente l'un des futurs de la production éthique.
    Autre viscose écologique, le Lenzing Ecovero est proche du Tencel. Egalement inventée par l'entreprise autrichienne Lenzing, la fabrication de ces deux viscoses écologiques sont proches avec une présence de pulpe de bois. Matière solide et respirante, elle peut même être comparée à de la soie ! 

Les solutions proposées ci-dessus sont toutes de matières que vous pouvez retrouver dans les fiches de composition des produits Tina !

Pour plus d'informations sur les solutions éthiques, on vous remet le lien pour accéder aux Matières du futur.

                                                                            
                    Le foulard Fauve                               Top Romy                               Chemise Darwin                           TOP foulard

Sources :
https://www.europarl.europa.eu/news/en/headlines/society/20201208STO93327/the-impact-of-textile-production-and-waste-on-the-environment-infographic
https://www.nrdc.org/issues/encourage-textile-manufacturers-reduce-pollution 
https://www.thegoodgoods.fr/matieres/polyester/
https://www.thegoodgoods.fr/matieres/polyamide/
https://www.thegoodgoods.fr/matieres/fibranne-la-rayonne/
https://www.wedressfair.fr/matieres/lenzing-ecovero
https://www.lesoptimistes.fr/polyamide/